Nos domaines d’intervention
La Belgique a réalisé des avancées en matière de droits de l’enfant, mais de nombreux défis restent à relever. Nos combats sont nourris par les témoignages directs des enfants et des jeunes que nous accompagnons.
Notre combat pour une justice adaptée aux enfants
Les enfants croisent la justice dans de nombreuses situations : protection, statut de victime ou de témoin, infraction, séparation des parents, séjour. Trop souvent, ils se retrouvent dans un univers d’adultes qu’ils ne comprennent pas — une justice qui peut aller jusqu’à les victimiser une seconde fois.
Je n’ai pas eu l’occasion de parler. Le juge te demande pourquoi tu as fait ça, tu essaies de répondre, tu ne sais pas forcément le faire, il commence à s’énerver…
Notre lutte contre les violences dans l’éducation
Tout enfant a le droit d’être protégé des violences physiques, psychologiques, sexuelles et de la négligence. Pourtant, de nombreuses violences dites éducatives ordinaires (VDEO) persistent, perçues comme ayant des vertus éducatives et largement banalisées.
Mon père me donne des gifles sur la joue.
Notre engagement pour des sports et loisirs sans violence
Les enfants ont le droit de jouer et de pratiquer des activités sportives dans un environnement sûr, bienveillant et inclusif. L’enquête CASES (2021) révèle pourtant que 80 % des adultes interrogés ont été victimes d’au moins une forme de violence lors de la pratique d’un sport en Fédération Wallonie-Bruxelles avant 18 ans.
J’ai été forcée à faire des exercices pour me punir.
Notre action contre l’exploitation sexuelle des enfants
L’exploitation sexuelle des mineurs a été déclarée urgence mondiale par les Nations Unies en 2022. Dans les pays à hauts revenus, 72 % des cas d’exploitation de mineurs sont des cas d’exploitation sexuelle. C’est un combat que nous menons à tous les niveaux de pouvoir.
Après avoir été violée, maltraitée et battue, on m’a dit que je devais me prostituer.
Notre vigilance sur les lieux de privation de liberté
Là où des enfants sont privés de liberté, leur vulnérabilité particulière exige un contrôle régulier et indépendant pour prévenir la torture et les mauvais traitements. Nous portons cette exigence de manière constante.
Une IPPJ sert à punir, et non pas à protéger le jeune d’une récidive.
Notre position contre la détention d’enfants en migration
Détenir des enfants pour des raisons migratoires est une pratique inhumaine, contraire au droit international et jamais conforme à l’intérêt supérieur de l’enfant. Nous demandons à la Belgique d’y mettre fin. Un enfant en migration est avant tout un enfant.
Avec mes parents, j’ai été emmenée dans un centre de détention administrative. J’avais fréquenté une école primaire francophone pendant six mois. Je voulais tellement rester en Belgique.
Notre protection des enfants et jeunes en migration
L’État belge manque à son devoir de protection envers les enfants en migration, dont certains sont contraints de dormir en rue. Arrivant parfois très jeunes et seuls, déjà traumatisés par leur trajet d’exil, ils subissent des violences supplémentaires à leur arrivée.
On nous a amené dans une chambre toute petite pour 5 personnes. Pendant 5 ans, on a vécu là-bas. C’est vraiment inhumain.
